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L’IMC et autres indicateurs de masse

Il y a quelques mois en allant chez le médecin, il m’a dit, après avoir pris ma taille et mon poids « Attention, vous êtes bientôt en surpoids ! ». Et là je l’ai regardé un peu bizarre, j’ai pas trop osé rien dire, parce que c’est jamais bon de contrarier son médecin, mais comment pouvait-il me dire ça, alors que je n’avais jamais été en aussi bonne forme, avec du muscle, une bonne définition (des abdos visibles) et tout ce qui va bien ?

Le coupable indice de masse corporelle

L’indicateur qu’utilisent l’ OMS et les médecins pour évaluer la « corpulence » d’une personne, c’est l’IMC ou indice de masse corporelle qui se calcule en divisant la masse (en kg) par la taille au carré (donc en multipliant la taille en mètre par elle-même et en divisant la masse par le résultat de cette multiplication).

D’où vient cet indicateur ? Il a été développé par le mathématicien et statisticien belge Adolphe Quetelet, quelqu’un de brillant et qui en fait était à la base chargé de faire des statistiques sur la population. C’est un peu le « père » de la démographie. Et effectivement en faisant des études « globales » de la population, c’est avec ces ratios qu’on peut classifier et déterminer au niveau mondial et macroscopique le taux d’obésité d’une population.

Seul problème : on utilise dans l’indicateur la masse de tout le corps. En l’occurrence la masse des os, des muscles et du gras. Sauf qu’en termes de densité, tout ne se vaut pas. La graisse a une densité de 0,9, le muscle 1,06 et les os 1,85… Le muscle est donc plus « lourd » que la graisse ! Cela a plusieurs conséquences. D’abord l’amusant phénomène que quelqu’un qui se remet au sport peut prendre du poids : en brulant la graisse et en construisant du muscle, le muscle étant plus lourd la personne va mécaniquement prendre du poids. Ensuite, si on s’amuse à calculer les IMC d’athlètes de haut niveau ou de sportifs, dont personne ne viendra contester la grande forme physique, on peut arriver à diagnostiquer qu’ils soient, selon la théorie de l’IMC en surpoids ou obèse ! En effet, en ayant très peu de graisse et beaucoup de muscles, le poids des muscles et des os devient plus important et fatalement le corps est plus lourd… sans pour autant être en mauvaise santé !

A quoi sert l’IMC et dans quel cas ne sert il pas ?

Comme on l’a dit, l’IMC c’est très bien pour faire des statistiques sur une population, ou pour diagnostiquer quelqu’un qui n’est absolument pas en condition et qui a « déjà » un problème de surpoids présumé.

Mais pour suivre vos progrès dans votre programme et votre entraînement, ce n’est pas le plus adapté, surtout pour quelqu’un qui cherche à prendre de la masse musculaire… Il faut alors estimer le pourcentage de masse grasse par rapport au reste du poids de corps. L’indice de masse grasse n’est pas non plus adapté, car il ne permet pas de rentrer dans suffisamment de détail.

Ce qui doit compter pour mesurer vos progrès, c’est à la fois votre poids ET votre tour de taille. On reviendra un peu plus tard sur des formules plus complexes prenant en compte ces deux facteurs, mais dans le doute,  utilisez un mètre ruban pour mesurer votre tour de taille en plus de votre balance. Ah et aussi n’oubliez pas votre miroir, même si cela prendra plusieurs semaines avant d’avoir des résultats visibles, le visuel reste un très bon indicateur : est ce que vous vous rapprochez du look que vous souhaitez obtenir ?

C’est tout pour aujourd’hui, rappelez vous qu’il est important d’utiliser les bons indicateurs pour suivre votre performance… et surtout de persévérer !

A vos succès sportifs,

Fabien

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